Facebook Twitter Pinterest RSS
En partenariat avec
formats

Ribéry qui rit, Ribéry qui pleure…

Publié le 11 juin 2012, dans Euro 2012.

C’est une histoire comme on les adore de par chez nous.

Tant il est vrai, qu’en France, on adore aussi bien détester qu’aduler.

Ce n’est pas notre humour, centré exclusivement sur la moquerie de l’autre, qui peut contredire cette « franchouillardise » réputée.

Et, sur ce plan, je dois dire qu’en ce jour de duel franco-anglais, je penche totalement du côté de nos ennemis préférés. Combien les « Monty Python » ont-ils de « Bronzés » dans chaque chaussette ?

Mais dépassons cette comparaison impossible entre Français et Anglais pour revenir à Franck Ribéry.

Quelle belle histoire !

Gueule cassée revenue de nulle part (je me souviens d’un temps angevin où j’ai croisé un OVNI nommé Ribéry, alors en perdition à Alès,  en National), Franck Ribéry a été adulé par la France lors de ses années marseillaises jusqu’à la Coupe du Monde 2006.

D’abord critiqué pour sa fragilité jusqu’à l’Euro 2008, il est ensuite devenu un symbole de Knysna et d’une véritable honte nationale. Il faut dire que sa sortie en claquettes lors du « Telefoot » (le matin même de la grève de l’entraînement !) demeurera en bonne place dans les plus belles erreurs de communication de l’histoire du football français.

Il ne s’en est jamais totalement remis dans l’esprit des Français. Même si ceux-ci sont vite passés à une autre phase critique : Ribéry ne serait pas aussi bon en équipe de France qu’au Bayern ? Passées les analyses tactiques sommaires, la conclusion est évidente : il préfère le Bayern, et se « contrefout »  du maillot bleu.

Trop simpliste pour le « Blog à Doudouce » qui a voulu voir de plus près en quoi le Ribéry, modèle Bayern serait systématiquement supérieur au Ribéry en Bleu.

De fait, en comparant son club et l’équipe de France depuis l’Afrique du Sud et 2010, les chiffres de Ribéry au Bayern sont bien meilleurs  :

– Plus de buts (1 tous les 3 matches avec le Bayern, 1 tous les 4 matches avec les Bleus, grâce aux trois buts inscrits lors des trois derniers matches amicaux…).

– Plus de passes décisives (23 en 57 matches avec le Bayern !).

– 50% de tirs en plus par match, et trois fois plus de tirs cadrés en moyenne.

– Plus de deux fois plus de dribbles réussis.

 

Ribéry en Equipe de France et au Bayern

Arrêtons les frais. Le constat statistique est évident.

Maintenant, peut-on comparer des performances en club et en sélection ?

Comparer des buts contre Fribourg, des passes contre Wolsfburg et un match sans allant et sans repère au Stade de France ?

Peut-on en déduire forcément que Ribéry n’aime pas le Bleu ?

De fait, Franck Ribéry a évolué dans un climat de défiance qui n’a pas aidé lorsqu’il a fallu revenir dans la sélection quelques mois après l’Afrique du Sud.

De plus, cet élément a été accentué encore par la tension, la pression qui sont les caractéristiques même des grandes compétitions internationales.

Je reviendrai largement sur ce thème durant l’Euro mais, pour moi, ces grandes compétitions n’atteignent jamais le niveau footballistique de la Ligue des Champions. Comment ces équipes à peine construites pourraient-elles surpasser tactiquement des clubs qui se préparent toute la saison ensemble ? Comment des sélections nationales pourraient surclasser des équipes post-Bosman où les meilleurs clubs peuvent rassembler les meilleurs joueurs de la Planète ?

Vous avez remarqué que Messi et Ronaldo, au sein de leurs sélections, ne présentent pas non plus les mêmes stats que dans leurs clubs, dont les équipes sont nettement supérieures à leur équipe nationale.

On en débattra au long de l’Euro, mais son début et ses premiers matches ne me fait pas ciller un instant sur cette analyse.

Par contre, les matches d’une équipe nationale possèdent toujours la marque du très haut niveau en termes de pression et de mental. Et, en ce sens, on ne peut pas vraiment dire que Ribéry ait été beaucoup aidé depuis son retour en sélection. Même les politiques s’en sont mêlés (zut, j’ai encore perdu une occasion de ne pas voter hier !) pour le condamner.

Je connais beaucoup de gens très respectables qui estiment qu’Evra et Ribéry n’auraient jamais dû revenir en Bleu. Et les autres joueurs ?

Je souhaite vivement que Ribéry leur donne tort lors de cet Euro 2012. Car nous sommes dans une période où nous ne pouvons plastronner quant au nombre de joueurs titulaires évoluant dans des clubs au sommet de l’Europe. Benzema et Ribéry pour seuls représentants au haut niveau cette saison, ça fait tout de même peu.

Doit-on se priver de l’un de ces deux joueurs ayant fréquenté le haut niveau cette saison ? La réponse est dans la question et sur le terrain lors des matches de préparation où, me semble-t-il, Ribéry a montré qu’il ne s’intéressait pas qu’au gros rouge du Bayern. CQFD.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Home Euro 2012 Ribéry qui rit, Ribéry qui pleure…
credit
© LE BLOG A DOUDOUCE