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Bilan d’hiver

Publié le 28 décembre 2012, dans Ligue 1.

C’est l’hiver, c’est noël, c’est l’heure des cadeaux, des bilans, voire des bêtisiers.

Le foot n’y échappe pas. Même si pour la couette aux couleurs du Concarneau F.C, vous pouvez m’oublier.

Surtout, c’est la période des grandes résolutions. La première sera pour ce blog. De la rigueur, tel est mon souhait. C’est donc point par point que nous allons établir ce premier bilan des six premiers mois de la saison de Ligue 1.

Rigueur, rigueur…

Tableau par tableau, nous allons nous livrer à 11 analyses, de la plus fertile à la plus futile, pour mieux lire notre Ligue 1.

 

Tableau 1 : La moyenne haute.

La saison 2012/13 offre plutôt de bons chiffres. A coups de penalties, la moyenne de l’an dernier avait déjà singulièrement remonté. Bondissant au-dessus des 2,5 buts de moyenne par match pour la première fois depuis l’orée de ce siècle numéro 21 (qui, comme vous le savez, a commencé le 1er janvier 200….1).

Or, cette saison, ce ne sont pas les penalties qui poussent les bilans (33% de penalties manqués, ça fait trop). Une certaine défaillance des gardiens de but à la française (6 ont déjà perdu leur place sans nul besoin de blessure, c’est tout un symbole), ajoutée à une faiblesse grandissante du bas de tableau (8 clubs tout de même) ont creusé la tombe des entraîneurs défensifs qui sont dans le dur depuis deux ou trois saisons.

Malgré un ralentissement hivernal (sauf pour le départ en vacances des gardiens lors de la 19ème journée), la moyenne de buts est la meilleure depuis 15 ans.

moy_buts

Moyenne de buts en Ligue 1 depuis 1999/00

Bon, vous allez me dire que tout cela ne nous mène pas au sommet de l’Europe. Et en quel domaine serait-on en haut du continent ? La sidérurgie, peut-être ? Bon, je m’énerve. Donnons plutôt les chiffres : Allemagne (2,90), Espagne (2,85), Angleterre (2,80), Italie (2,76), France (2,58).

Encore un petit effort…

D’autant que cela cache une réalité bien française : 93% des équipes qui ouvrent le score ne perdent pas. Et 68% gagnent…

 

Tableau 2 : Une hiérarchie « rampante ».

Le « chamboule-tout » est un jeu sympathique, mais il recèle un défaut majeur dans le football qui se nourrit de surprises, certes, mais une fois une hiérarchie établie. Quand tout le monde se réjouit d’avoir trois leaders à la trêve, cela révèle surtout la faiblesse de nos leaders PLM (Paris-Lyon-Marseille). Car avoir trois leaders à 45 points à la trêve, c’est très fort. A 38 points, c’est mathématiquement beaucoup plus plausible. Le leader parisien est deux points plus bas que l’an dernier à la trêve.

La bonne nouvelle reste, néanmoins, qu’une hiérarchie est bien en train de s’installer en Ligue 1.

8 des 10 premiers étaient déjà dans cette zone à la trêve l’an dernier. Valenciennes et Nice y accèdent. Montpellier et Toulouse en ont chuté mais restent très proches de la première partie de tableau.

Le plus marquant du classement reste bien les zones marquées :

–         3 leaders à 38 points.

–         9 « suiveurs » avec, entre 6 et 12 points de retard.

–         5 « pré-relégables » 4 points plus loin, avec une marge de 3 à 6 points sur les vrais relégables.

–         3 relégables décrochés.

En se souvenant toutefois qu’aucun relégable à la trêve de l’an dernier n’est finalement descendu…

On ne saurait mieux décrire le mouvement de hiérarchisation qui s’opère en France. Il rejoint parfaitement les données économiques et les budgets en place. Lorient a investi gros cette saison et est donc dans la zone souhaitée. Valenciennes n’a pas pu vendre et trouve du coup une place vers le haut. Montpellier a été « boosté » budgétairement par son titre surprise de l’an dernier. Mais le club est davantage à sa place en milieu de tableau.

 

Tableau 3 : Tireurs d’élite.

Vaut-il mieux être fort offensivement pour être bien classé ? Poser la question, c’est demander si on est mieux riche, beau et bien portant plutôt que moche, pauvre et malade !

De fait, on retrouve toutes les équipes de tête dans les équipes aux meilleurs chiffres offensifs (tirs et tirs cadrés).

Avec des nuances, puisque Lorient, Lille et Montpellier ne sont pas toujours récompensées de leur élan offensif.

Classement tirs - L1 2012/13

Classement tirs – L1 2012/13

Classement tirs cadrés - L1 2012/13

Classement tirs cadrés – L1 2012/13

 

 

Tableau 4 : Les classements qui ne disent rien.

« Les statistiques sont comme les mini-jupes. Ce qui est intéressant, c’est ce qu’elles cachent ». Le Général de Gaulle n’est pas le véritable inventeur de la phrase. Il n’empêche que c’était bien dit. Et que cela dit mieux qu’un chiffre combien la matière est interprétable. Citons ici deux classements qui ne révèlent rien car on peut gagner beaucoup de duels en réussissant beaucoup de dribbles ou en récupérant beaucoup de ballons. On peut donc être en tête comme le Paris SG. Mais aussi comme Bastia en jouant vite, en perdant beaucoup de ballons et, donc, en ayant ensuite la possibilité de gagner des duels pour les regagner. De même, on peut réussir beaucoup de dribbles dans un collectif établi (Marseille). Et jouer de façon si désordonnée que le dribble devient un geste contraint que l’on peut, du coup, beaucoup réussir sans éclaircir quoi que ce soit offensivement (Nancy).

Bref, gardez l’œil sur la mini-jupe, c’est infiniment plus fiable que ces analyses statistiques particulières…

 

Classement % de duels gagnés - L1 2012/13

Classement % de duels gagnés – L1 2012/13

Classement dribbles réussis - L1 2012/13

Classement dribbles réussis – L1 2012/13

 

Tableau 5 :  Précision utile.

Cherchez les intrus parmi les équipes réussissant le plus de passes dans les 30 derniers mètres. PLM en tête, voilà qui donne du sens à cette statistique. Troyes est bien là pour contredire le classement. Mais c’est pour mieux montrer que sa faiblesse n’est pas dans la qualité du jeu.

On ne sera pas davantage étonnés de retrouver St.Etienne et Rennes un peu bas dans ce classement. Deux équipes qui jouent très vite devant, avec une propension au contre, ne peuvent pas figurer au plus haut ici.

 

Classement % de passes réussies 30 derniers mètres - L1 2012/13

Classement % de passes réussies 30 derniers mètres – L1 2012/13

 

Tableau 6 :  « Ma cassette, ma cassette ».

Non, Arpagon ne s’est pas mis à l’analyse vidéo frénétiquement. Mais Arpagon fait des émules parmi les footeux qui aiment à posséder toujours plus le ballon. Ca paraît tellement évident que toutes les bonnes équipes du championnat figurent en haut du classement de la possession.

C’est tellement évident que les entraîneurs nous rabâchent de discours modérateurs sur le thème : « Ce n’est pas la possession qui fait le score ». A part Lille qui n’est pas à sa place si l’on en juge par ce classement, vous verrez combien celui-ci est assez conforme à la hiérarchie de la Ligue 1.

On marque plus souvent avec que sans le ballon. On encaisse plus souvent sans avoir le ballon. C’est plus clair comme cela ?

 

Classement possession - L1 2012/13

Classement possession – L1 2012/13

 

Tableau 7 : Aux fantasmes associés…

Le supporter ne résistera pas à ces deux tableaux, tant il ouvre la voie à tous les fantasmes. « Si M.X n’avait pas sifflé ce penalty, on aurait trois points de plus. Et on aurait gagné le match suivant à Y, etc…. » Avec des si, quelle saison de rêve on ferait. Les choses sont plus simples. Une seule équipe de tête a concédé plus de penalties qu’elle n’en a obtenus (Rennes). Quand on a le ballon, on subit moins d’occasions. Moins d’occasions de concéder un penalty aussi…. Elémentaire, mon cher Watson.

 

Classement penalties obtenus - L1 2012/13

Classement penalties obtenus – L1 2012/13

 

Tableau 8 : Qui de la poule ou de l’œuf ?

A priori, plus vous faites de fautes, plus vous avez de chances de concéder des cartons jaunes ou rouges.

Alors pourquoi Lorient, Rennes et le PSG figurent-ils parmi les plus sanctionnés ?

Le PSG est ainsi l’équipe qui commet le moins de fautes. Mais elle est deuxième en carton jaunes et a déjà pris quatre cartons rouges. Parce que ses matches sont télévisés ? Pure hypothèse. Pire : Rennes et Lorient prennent un minimum de cartons jaunes, mais un maximum de rouges ! Finalement, seul Montpellier est bien à sa place. Des fautes, des cartons jaunes, des cartons rouges. Là, on a compris.

 

Classement fautes commises - L1 2012/13

Classement fautes commises – L1 2012/13

Classement cartons jaunes - L1 2012/13

Classement cartons jaunes – L1 2012/13

Classement cartons rouges - L1 2012/13

Classement cartons rouges – L1 2012/13

 

Tableau 9 : Poteau, poteau, but…

On ne tire pas indûment sur les montants. Ainsi, les équipes les plus « malheureuses » sont aussi celles qui marquent le plus en Ligue 1. Normal : l’attaque appelle les occasions, les buts, les poteaux…

Marseille est tout en bas ? Mais Marseille ne marque pas beaucoup non plus. L’OM pointe à la 10 ème place du classement des meilleures attaques avec 24 buts en 19 matches. Ce qui s’appelle valoriser au mieux ses buts (7 victoires 1-0 pour l’OM). Il faut remonter à 2008/09 pour trouver une équipe leader avec 38 points et aussi peu de buts inscrits. Avec 23 buts inscrits, soit un de moins que l’OM cette saison, l’OL était un champion d’hiver qui devait finir seulement troisième.

 

Classement poteaux/barres - L1 2012/13

Classement poteaux/barres – L1 2012/13

 

Tableau 10 : Défense, d’abord.

Vaut-il mieux avoir la meilleure attaque ou la meilleure défense ?

Ces dernières années, les entraîneurs français vous répondaient invariablement « la défense ». Comme pour mieux valoriser leur propre travail ? Alors même que cela fait des années et des années que c’est bien la meilleure attaque qui va au bout, depuis les années Lyon en tout cas. De fait, le classement des « clean sheets » peut apparaître flatteur pour Bordeaux, Ajaccio ou Reims. Mais il faut alors regarder le nombre de matches où ces équipes ne marquent pas. Cela explicite mieux leurs classements respectifs.

Enfin, cette statistique confirme bien que ce que l’on disait en début de saison (« le PSG ne perdra quasiment aucun match ») aurait dû être vrai. 12 fois sur 19, le PSG n’a pas pris de but. Une bonne base pour ne pas être souvent inquiété. Mais le PSG a été aussi négligeant dans l’effort contre St.Etienne, Rennes ou Nice ce qui lui a occasionné trois déconvenues où il a pris chaque fois deux buts !

Classement matches sans encaisser de but - L1 2012/13

Classement matches sans encaisser de but – L1 2012/13

 

Tableau 11 : Qui sera champion ?

Le suspense est à son comble. Alors ne le gâchons surtout pas comme ça en plein noël, en temps de paix !

D’autant que rien n’est effectivement acquis parmi les trois leaders de la Ligue 1. Offrons-nous juste une lecture des matches entre les leaders. Elle révèle assez bien les ambitions des uns et des autres. Le PSG veut être le plus grand. Il doit y parvenir. Lyon résiste et veut au moins gagner son duel souterrain avec l’OM. Ce dernier, finalement, se contenterait assez bien de continuer à battre les faibles. Quitte à montrer ses limites contre les gros, mais en atteignant son but :  revenir en Ligue des Champions. La seule manière d’entamer la reconquête…

Bilan confrontations directes PLM - L1 2012/13

Bilan confrontations directes PLM – L1 2012/13

3 réponses

  1. Emile

    Faible nombre de fautes/nombre élevé de cartons, cela pourrait s’expliquer par le niveau d’exigence qui peut faire que, pour « se rattraper », on commet les fautes les plus grossières. Ou alors, on peut toujours pencher sur le complot anti-PSG. Mais alors, pourquoi pas la multiplication des « fautes imaginaires »?

  2. PILLU

    BONSOIR.
    Mer DOUCET CE N’EST PAS UNE ANNOMALIE DE VOIR LYON FAIRENT 292 FAUTES.
    ET RECOLTES QUE 28 CARTONS JAUNES.
    L’AMI DES GENS DU SPORT EN GENERAL Mer AULAS N’Y EST PAS POUR QUELQUE CHOSE.

  3. c’est vrai que le PSG a un ratio nb de fautes / cartons assez impressionnant !

Répondre à Emile Annuler la réponse.

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